Galerie portraits

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9 novembre 2016

Jeunes recrues ou personnels de police expérimentés, tous ont choisi de rejoindre la Police nationale.
Leurs motivations ? Découvrez-les au travers de leurs témoignages...


 

La Police nationale, des métiers hors du commun...

   

NOS JEUNES RECRUES...

 
Mélanie, cadette de la République
 

Mélanie, 21 ans, cadet de la République

En formation en école de police

Après un bac BAC STI2D (sciences et technologie de l’industrie et du développement durable), Mélanie a travaillé comme animatrice. Sa réussite aux sélections, lui permet aujourd’hui de suivre la formation des cadets de la République qui la prépare au concours de gardien de la paix et au métier d'adjoint de sécurité.

Ses passions : jouer et s’occuper d'enfants, aller au cinéma, la danse, le sport et aussi les séries télévisées.

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Ce qui m’attire [...] pouvoir porter assistance aux personnes

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Pourquoi la police ?
"C’est pas que je n’aimais pas ce que je faisais avant, mais ce n’était pas pour moi et je ne me voyais pas continuer dans cette voie.
Je n'ai pas continué mes études, car j’ai été acceptée en tant que cadette de la République et je voulais vraiment entrer dans la police.
Ce qui m’attire c’est le fait de pouvoir porter assistance aux personnes qui sont dans le besoin, c’est la diversité du métier, le fait de ne jamais faire la même chose car je suis une personne qui se lasse facilement. L’imprévu du métier mais aussi la responsabilité qui nous est accordée.
Mes motivations dans ce métier sont les perspectives d’évolution. En effet, on peut évoluer tout au long de sa carrière pour passer différents grades ou même changer de corps, mais c’est aussi de pouvoir changer de service assez facilement. Un jour, j’aimerai beaucoup passer les tests pour devenir formatrice généraliste en école de police."

Quelles qualités pour être policier ?
"Je pense que le métier de policier est très vaste, qu’il faut de la patience, avoir le sens du relationnel et être serviable tout en ayant un caractère assez fort, une attitude adéquate et réussir à se remettre en question et prendre sur soi."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"Mon entourage est plutôt ravi de mon engagement dans la police et de mon intérêt envers cette institution. Certes, le fait de ne savoir où je vais être en service plus tard les attristes un petit peu, mais ils sont conscients et savent pertinemment que je suis ravie de cela, car j’aime l’idée de ne pas toujours être au même endroit, de pouvoir changer de ville, de département."

Quels projets pour l’avenir ?
"Dans 10 ans, je me verrai bien soit dans une brigade des mineurs, soit formatrice généraliste en école de police. Avant cela, une brigade de roulement serait pas mal."

 
Randy, cadet de la République
 

Randy, 21 ans, cadet de la République

En formation en école de police

Son BAC en poche, Randy a fait un peu d'intérim, puis a travaillé quelques années en tant que commercial de terrain. Il est aujourd'hui cadet de la République et se prépare au concours de gardien de la paix et à devenir adjoint de sécurité.

Ses passions : la culture japonaise, la gastronomie, les traditions, les langues vivantes, les mangas et bien d’autres choses. Il aime les nouvelles technologies est sportif de salle et judoka.

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Faire respecter les règles [...] pour protéger

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Pourquoi la police ?
"Le plus déplaisant dans mon métier de commercial, était de devoir pénétrer chez les gens sans savoir s’ils allaient ou pas nous ouvrir.  Être agréable ou pas, l’attitude des personnes variait d’une maison à l’autre.
J’ai décidé de quitter mon métier suite à la réponse positive de mon oral de cadet de la République. Je n’ai pas hésité une seule seconde. J’avais finalement réussi là où j’avais hésité par deux fois.
Me rendre utile a toujours été quelque chose de naturel pour moi. Pouvoir aider la population du mieux possible. Faire respecter les règles que certains oublient. Elles ne sont pas là pour nous ennuyer mais pour nous protéger."

Quelles qualités pour être policier ?
"Il faut avoir le sens du devoir, être à l’écoute de tous et surtout beaucoup de sang-froid. Prêt à agir qu’importe les circonstances. Mais avant tout se protéger soi-même, car au fond nous sommes aussi humains."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"Mon entourage est fier et me soutient."

Quels projets pour l’avenir ?
"Je me verrai bien dans une compagnie républicaine de sécurité (CRS). J'aime voyager et je n'ai pas vraiment d'attache fixe. Partir pour plusieurs mois ne me déplairais pas."

 

Allison, Céline, Dylan, Iriana, et Romain vous confient leurs motivations en vidéo...

 

Adjoint.e.s de sécurité.... Ils ont choisi la... par blogpolicenationale
 
Romain, adjoint de sécurité
 

Romain, 24 ans, adjoint de sécurité

Brigade d’assistance et d’appui judiciaire

Suite à son CAP installateur thermique (plomberie, chauffage) Romain a travaillé comme plombier, vendeur puis dans la sécurité privée. Aujourd'hui, il se destine à une carrière au sein de la police.

Ses passions : arts martiaux, sports de combat (jujitsu) et la moto.

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J’apprécie [...] la cohésion avec les collègues

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Pourquoi la police ?
L’orientation que j’avais choisi ne me convenait pas et je souhaitais devenir gardien de la paix depuis l’enfance. La routine, faire tout le temps la même chose m’ennuyait dans mon métier précédent. Je ne connaissais pas le recrutement d’adjoint de sécurité qui pouvait me permettre de devenir gardien de la paix sans le bac.
Ce que j’apprécie dans les métiers de la police ? C'est qu'il n’y a pas de routine et surtout la cohésion avec les collègues.

Quelles qualités pour être policier?
Honnêteté, être rigoureux et carré.

Que pense votre entourage de votre engagement ?
Toute la famille et mes amis sont fiers de mon engagement, et m’encouragent dans mes choix.

Quels projets pour l’avenir ?
Je souhaiterais devenir motard en compagnie républicaine de sécurité (CRS) ou compagnie d’intervention (CDI). Je souhaite évoluer le plus haut possible pour pouvoir un jour diriger des équipes.

 
Iriana, adjointe de sécurité
 

Iriana, 21 ans, adjoint de sécurité

Brigade de roulement en police secours

Avec son niveau bac, Iriana a travaillé en tant que caissière puis a passé et réussi les sélections d'adjointe de sécurité.

Ses passions : les sports aquatiques (natation, surf...).

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Il faut être engagé et passionné

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Pourquoi la police ?
"Pouvoir aider et rassurer la population, leur porter assistance, être engagée pour eux."

Quelles qualités pour être policière ?
"Pour être policier aujourd'hui, il faut être engagé et passionné."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"J’ai toujours été encouragée et soutenue par mon entourage, ils ont toujours été derrière moi pour m’aider."

Quels projets pour l’avenir ?
"J’espère avant tout réussir le concours de gardien de la paix, et un jour intégrer une brigade de protection de la famille (mineurs)."

 
Dylan, adjoint de sécurité
 

Dylan, 21 ans, adjoint de sécurité

Brigade de patrouilleurs

Dylan a suivi la formation des Compagnons du tour de France en tant que couvreur (5ans), il a ensuite été sportif de haut niveau (boxe française) ce qui lui a permis de passer et réussir les sélections d'adjoint de sécurité.

Ses passions : Le sport, plus particulièrement la boxe française.

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Il n’y a pas de routine, chaque jour est différent

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Pourquoi la police ?
"Mon orientation ne me plaisait plus, j’ai quitté tôt l’école pour travailler. Comme je voulais être policier depuis tout petit, j’ai eu l’occasion par l’accompagnement et la reconversion offerts aux sportifs de haut niveau de me voir proposer le recrutement d’ADS. Je peux ainsi accéder au métier de policier. J’ai choisi la police parce que j’aime être au service des autres, aider la population travailler en équipe et surtout il n’y a pas de routine, chaque jour est différent."

Quelles qualités pour être policier ?
"Rigoureux, respectueux envers la population, respecter le code de déontologie, savoir travailler en équipe."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"J’ai de la famille qui travaille dans la police, mon entourage est donc satisfait et fier de mon engagement, c’est une fierté pour eux."

Quels projets pour l’avenir ?
"Je souhaite tout d’abord devenir gardien de la paix, et par la suite, intégrer un service spécialisé comme policier au RAID ou à la BRI."

 
Céline, adjointe de sécurité
 

Céline, 28 ans, adjoint de sécurité

Brigade d’assistance et d’appui judiciaire

Céline a obtenu un CAP de coiffure et travaillé comme coiffeuse (7 ans), puis hôtesse de caisse. Elle a tenté et réussi les sélections d'adjoint de sécurité.

Ses passions : le sport (la natation, le foot) et le chant.

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Le contact avec le public et lui venir en aide me plaît beaucoup

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Pourquoi la police ?
"Mes emplois précédents étaient routiniers et très ennuyeux. Je suis dynamique et j’ai donc souhaité intégrer la Police nationale.
L’action me plaît beaucoup, les séries TV, les reportages et les films m’ont donné envie d’intégrer la police. Et ce que j’apprécie aussi, c’est un métier où il n’y a pas de routine, chaque jour est différent. Le contact avec le public et lui venir en aide me plaît beaucoup."

Quelles qualités pour être policière ?
"Être impartial, exemplaire et rester digne."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"Ma reconversion a été compliquée au départ, mais comme mon entourage connaît mon dynamisme, il a vite compris pourquoi j’avais envie de quitter la coiffure pour devenir adjoint de sécurité. Un peu inquiets, ils sont fiers et me soutiennent dans mon engagement."

Quels projets pour l’avenir ?
"J’aimerais tout d’abord réussir le concours de gardien de la paix. Et par la suite, je souhaiterais intégrer une brigade criminelle."

 
Allison, adjointe de sécurité
 

Allison, 22 ans, adjoint de sécurité

Service d’identification judiciaire

Après sa terminale STG, Allison a travaillé quelques temps en intérim. Elle a tenté et réussi les sélections d'adjoint de sécurité.

Ses passions : le cinéma et les voyages.

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Je voulais un métier où l’on puisse se sentir utile

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Pourquoi la police ?
"J’avais choisi mon orientation plus par rapport à mes notes, c’est pas forcément ce que je préférais le plus. Cette orientation ne me convenait pas. Je suis rentrée dans la police car je voulais un métier où l’on puisse se sentir utile. On ne s’ennuie jamais et l’on peut faire des métiers très différents et variés."

Quelles qualités pour être policier ?
"Il faut être juste, sportif et courageux."

Que pense votre entourage de votre engagement ?
"À partir du moment où ça me plaît et que c’est ce que je voulais faire, ils sont contents pour moi."

Quels projets pour l’avenir ?
"J’aimerais bien rester dans un service d’identification judiciaire ou pourquoi pas essayer une brigade équestre."

 

NOS PERSONNELS EXPÉRIMENTÉS...

 
 
Cédrick, brigadier de police

Cédrick, 39 ans, brigadier de police

Responsable d’une unité équestre départementale et formateur équestre (responsable de la formation des cavaliers et des chevaux)

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La chose qui me plaît le plus reste l'échange avec la population

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Cédrick et

Cédrick et Unvici


« Il est toujours facile de valoriser son métier quand en plus nous vivons notre passion.
Mon diplôme d’État en tant que moniteur m’a également permis de développer une formation sur mon département, à savoir l’attestation première de sécurité routière à poney (APSR), formation unique en France.

En effet, j'ai mis en place cette formation en me rapprochant du délégué police / population de Grigny la Grande Borne zone de sécurité prioritaire (ZSP) avec qui nous avons pu former plus de 300 enfants entre l'année dernière et cette année. Ma spécialité m’a également permis d’assurer énormément de missions partout en France notamment, lors de matchs de foot classés à risque, lors de sommets européens (G8, G3), et différentes manifestations.

Pour résumer, je peux dire que le rôle de gestion et d'organisation de mon unité m’intéresse énormément (j'apprécie les échanges avec ma hiérarchie). Celui de formateur me permet de faire évoluer mon unité que ce soit au niveau des chevaux ou des cavaliers.

L'organisation et les déplacements pour assurer nos missions sont également très agréables, ils permettent de faire découvrir notre unité et de mettre en pratique nos formations. Mais la chose qui me plaît le plus reste l'échange avec la population ou le public lors de nos patrouilles ou de nos missions.»

 
Pacôme, gardien de la paix
 

Pacôme, 32 ans, gardien de la paix

Garde-frontière à la police aux frontières

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J’ai quitté la région parisienne pour découvrir de nouveaux horizons

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Pacôme

« La Police nationale, et plus particulièrement la police aux frontières, m’a donné l’opportunité et la chance de partir à l’étranger, pour exercer des missions aussi enrichissantes professionnellement que personnellement.

Dans le cadre de missions Frontex (l’agence européenne de contrôle aux frontières extérieures), j’ai sillonné une partie de l’Europe : Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Pologne, Grèce.
Lors de ces différentes missions, j’ai pu exercer dans mon domaine de compétence, la détection de la fraude documentaire, et en retour, profiter de l’expérience de tous les collègues rencontrés.

Professionnellement très enrichissantes, ces missions ne le sont pas moins personnellement, l’échange et le partage culturel en sont une vraie composante.
Dans le cadre des mutations, j’ai quitté la région parisienne pour découvrir de nouveaux horizons, et me lancer de nouveaux défis.
Je suis maintenant, dans le cadre des contrats outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon où je découvre en plus du domaine aérien, le domaine portuaire. »

 
Céline, brigadière-cheffe
 

Céline, 45 ans, brigadier chef

Enquêtrice dans une brigade départementale de la protection de la famille

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Œuvrer utilement pour la protection de l’enfance

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Céline

« Ce que j’aime avant tout dans mon métier c’est le traitement des atteintes aux personnes et tout ce que cela peut impliquer à savoir l’aide procurée aux personnes en difficulté, la sensation d’œuvrer utilement pour la protection de l’enfance et de l’enfant de façon générale.

Effectivement il faut arriver à se confronter à la douleur humaine, prendre sur soi face à l’émotion des victimes et de leur famille, parvenir à écouter des faits parfois difficiles à entendre en essayant de garder son objectivité, mais passé cette étape, il y a tout le travail d’investigation qui s’ouvre dans un seul et unique but : permettre à la victime d’être reconnue en tant que telle et s’assurer que l’auteur de l’infraction sera jugé pour les faits commis.

Ça suppose une certaine qualité relationnelle et d’écoute.
Ce travail d’investigation est divers et varié : il y a les auditions de victimes, de mis en cause, de témoins, les enquêtes de voisinage, les perquisitions, les écoutes téléphoniques etc…

Les situations délictueuses aussi sont diverses et variées : cela peut aller de l’infanticide aux violences sexuelles en passant par la diffusion d’images à caractère pédopornographique : toutes ces situations supposent des approches différentes, la mise en place d’outils et de techniques différentes auxquels il faut se former.

Un autre avantage que j’apprécie dans mon rôle d’enquêteur, c’est le travail d’équipe menée autour d’une résolution d’enquête (avec ses collègues, mais aussi les différents partenaires intervenants sur certaines situations tels que les travailleurs sociaux, les médecins légistes, le corps enseignant …) et enfin avec le magistrat sous le contrôle duquel on œuvre tout au long de l’enquête.

On est présent d’un bout à l’autre de l’enquête également (du début jusqu’à la fin, et parfois plusieurs années après la résolution par le biais du témoignage en cour d’assises pour les affaires criminelles). »

 
frédéric, major de police
 

Frédéric, 44 ans, major de police

Enquêteur de police judiciaire, responsable adjoint d’une brigade judiciaire

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J'aime la proximité avec la population

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Frédéric

« Après 23 ans de bons et loyaux services dans la police, dont 15 ans en région parisienne, j'ai obtenu ma mutation pour un contrat de 4 ans, en Guyane Française, à la police aux frontières (PAF) en qualité d'officier de police judiciaire (OPJ).

La fonction de policier s'exerce sur l'ensemble du territoire français, et même sous la forme de coopération internationale.

J'aime la proximité avec la population, me sentir utile, me sentir exister dans une société de plus en plus individualiste.

J'aime pouvoir participer dans le cadre de mon travail en Guyane, à lutter contre l'immigration clandestine, afin de faire appliquer les lois de la République, dans ce petit coin d’Europe en Amérique du Sud. »

 
Diane, commissaire de police
 

Diane, 30 ans, commissaire de police

Commissaire centrale adjoint dans un commissariat de sécurité publique

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Appréhender de la façon la plus concrète possible les enjeux

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Diane

« Le commissaire doit définir des stratégies de lutte contre la délinquance sur le territoire dont il est responsable, et doit mettre en œuvre les moyens matériels et humains pour y parvenir.
 Je trouve particulièrement intéressant de pouvoir m'attacher à identifier une problématique particulière d'insécurité, de déterminer les formes qu'elle prend, ses conséquences en termes de troubles à l'ordre public, et de mettre en place une stratégie de lutte avec mes équipes et les moyens dont nous disposons.

J'ai l'habitude de faire participer mes effectifs à la conception de ces plans, car ce sont les policiers de terrain qui connaissent le mieux les problèmes de délinquance sur leur secteur, et le fait de leur demander conseil les implique pleinement dans la mise en œuvre de nos plans de lutte, et ils s'y investissent d'autant plus.

Je vais avec eux sur le terrain pour appréhender de la façon la plus concrète possible les enjeux, et ensuite je mets en place une stratégie d'intervention afin de pouvoir apporter une réponse adéquate au problème (ex : les trafics de stupéfiants qui gangrènent certains quartiers de notre circonscription).
 Je participe à toutes ces opérations car pour moi, un commissaire se doit d'être sur le terrain pour comprendre au mieux les problèmes d'insécurité qu'on lui demande de régler, et comprendre les difficultés auxquelles peuvent se retrouver confrontés ses effectifs. »

 
Richard, lieutenant de police
 

Richard, 25 ans, lieutenant de police

Second lieutenant de l’unité affecté à une demi-compagnie républicaine de sécurité (CRS)

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Assurer la protection des biens et des personnes

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Richard

« La mission pour laquelle j'ai une préférence reste le maintien de l'ordre puisqu'il s'agit du corps de métier des CRS. C'est en effet dans ce genre de situations, qui peuvent être parfois très tendues, qu’un officier CRS peut donner la pleine mesure de son commandement et montrer sa réelle valeur sur le terrain en tant que membre du corps de commandement.

Une des missions agréables que les CRS assurent aujourd’hui sont les statiques puisque cela me permet d'assurer la partie de mes fonctions consistant en de nombreux contrôles des services de la compagnie ainsi que des points tenus par les fonctionnaires de l'unité. C'est en effet aujourd'hui une partie essentielle de nos missions. Cela nous permet de nous préparer aux fonctions occupées par un capitaine adjoint en compagnie.
C’est une mission qui me permet également de préparer certaines des tâches administratives qui me sont dévolues par mon commandant comme la préparation des périodes de recyclages des unités, qui sont nos périodes de formation en unité complète et se déroulent à résidence.

Enfin, la dernière mission que les compagnies républicaines de sécurité préfèrent, selon moi, sont les missions de sécurisation, avec des patrouilles anti-criminalité dans les cités situées en périphérie des grandes villes comme Marseille ou Paris. Cela nous permet de faire ce pourquoi la police est si importante : la protection des biens et des personnes en luttant contre tous les types de criminalité. Ce sont des missions qui se font de plus en plus rares, mais qui suscitent un réel enthousiasme et une réelle motivation de la part des officiers et des fonctionnaires des compagnies.

Voilà, c'est je pense un bon résumé de ce qui m'a attiré chez les CRS et plus généralement dans la police. »

 
Sophie, ingénieure PTS
 

Sophie, 31 ans, ingénieur de police technique et scientifique

Chef de section stupéfiants dans un laboratoire de police scientifique

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Travailler sur des analyses toujours plus performantes et décisives

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Sophie

« Ce que j’aime le plus dans mon métier aujourd’hui ? La gestion des urgences, les analyses et suivre l’évolution des techniques en criminalistique au sein de l'Institut national de police scientifique (INPS).

Cette évolution donne l’opportunité de travailler sur des analyses toujours plus performantes et décisives pour l’enquête ou la compréhension des trafics.

Au niveau des stupéfiants par exemple, il est mis en place une stratégie de profilage de certaines drogues. En analysant les solvants résiduels ayant servi à la préparation ou les différentes impuretés de synthèse, on peut établir le profil chimique d’un « lot » de produit stupéfiant.
Ce profilage peut alors servir d’outil complémentaire à l’enquête, en offrant la possibilité d’approfondir nos connaissances sur les réseaux de distribution, et ainsi parvenir à faire des liens entre affaires. »

 
Mathieu, brigadier de police
 

Mathieu, 39 ans, brigadier de police

Conducteur cynotechnicien en recherche de produits stupéfiants en sûreté départementale

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Ce qui me plaît [...] la complicité entre le maître et son chien

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Mathieu

Mathieu et Hadès


« Mon travail actuel consiste plus particulièrement à assister les services d’investigations lors de trafics de stupéfiants, en réalisant des perquisitions dans les domiciles ou véhicules des mis en cause, en duo avec mon chien de police Hadès.

Cela me permet d’apporter mon savoir-faire et démontrer l’efficacité des chiens à un grand nombre de services.

Le fait de travailler avec un animal facilite autant le contact avec les collègues qu’avec la population.

Mais ce qui me plaît davantage dans mon métier, c’est la complicité qu’il y a entre le maître et son chien, cette confiance mutuelle, cette façon de se comprendre par un regard.

Lors d’une recherche, voir son animal changer d’attitude à la moindre détection, l’accompagner et le guider dans cette quête pour le voir enfin effectuer son marquage et désigner l’endroit où le produit est caché.

Suite à cette découverte le moment arrive où le travail fait place au jeu, la récompense ultime pour le chien, un petit boudin de mordant que l’on appelle la « poupée » et commence alors un grand moment de partage entre nous. »

 
Nadia, technicienne PTS
 

Nadia, 33 ans, technicien de police technique et scientifique

Chef d’un service local de police technique et scientifique dans une sûreté départementale

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Aider les enquêteurs à retrouver les auteurs de crimes et délits

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Nadia

« J'ai choisi ce métier car notre travail permet d'aider les enquêteurs à retrouver les auteurs de crimes et délits et d'aider les victimes. 

Les missions sont variées : signalisations, alimentation des fichiers (Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), (canonge), gestion de diverses scènes d'infraction (vols par effraction, vols de véhicule, enquêtes décès, homicides, viols, incendies, accidents de voie publique...), réalisation d'albums techniques (rapport, plan, photos), révélations de traces papillaires avec divers procédés physiques, chimiques et physico-chimiques, exploitation des traces papillaires, réalisation d'albums  dactylo techniques (album d'identification), formation (nouveaux agents spécialisés de PTS et actifs en brigade ou en base technique), assistance à autopsie.

Pour ma part, les plus attractives sont la gestion de scènes d’infraction (recherche et matérialisation des traces et indices, photos des lieux, prise de cotes pour le plan et prélèvements), la révélation et l'exploitation de traces papillaires et l'identification des auteurs grâce au travail effectué sur les tâches précédentes.

Les interventions s'effectuent sur appel de l'officier de police judiciaire (OPJ) donc chaque journée est différente on ne sait pas de quoi elles seront composées. »