Un policier polynésien rejoint notre galerie portraits !

5 avril 2018

Un peu de soleil dans nos actus ! Découvrez le témoignage de Bruce, policier polynésien intégrant notre galerie portraits. De la préfecture de police de Paris à la sécurité publique de Tahiti, il nous explique son parcours et son évolution de carrière.


Né en Polynésie française, d’un père policier municipal, Bruce a baigné dès son plus jeune âge dans la famille police. Rien d’étonnant à ce qu’aujourd’hui il soit gardien de la paix à Tahiti, heureux dans son métier, heureux dans son île natale.

Mais avant de travailler au service général de jour de la direction de la sécurité publique de la Polynésie française, Bruce a évolué durant son parcours et a fait preuve de mobilité en travaillant également en métropole.

Un choix professionnel évident ...

Bruce

Pourquoi la Police nationale ? "La question ne s’est jamais posée, c’était une vocation depuis toujours. Dès mon plus jeune âge, j’ai voulu être dans la Police nationale. Mon père étant policier municipal, ici en Polynésie française, j’ai dès lors baigné très tôt dans cet environnement. Après avoir effectué mon service national comme policier auxiliaire pendant 2 ans et demi en sécurité publique, en service d’îlotage puis en brigade de roulement (police-secours), j’ai ensuite exercé pendant 6 mois à la police municipale de Papeete.

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Cela m'a donné goût de poursuivre ma carrière

et la réelle conviction que j'étais fait pour ce métier...

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Pendant cette période, j’ai passé les sélections d’ adjoint de sécurité (ADS). J’ai été recruté en 1998 et suis parti en métropole à l’école nationale de police de Draveil (91) accomplir une scolarité de 3 mois. J’y ai appris les rudiments du métier, les gestes techniques professionnels en intervention et la procédure policière, entre autres.

À l’issue de ma scolarité, j’ai été affecté à Tahiti, en brigade de roulement pendant 5 années. Cela m’a donné goût de poursuivre ma carrière et la réelle conviction que j’étais fait pour exercer ce métier. J’ai donc préparé le concours de gardien de la paix , que j’ai réussi en 2000."

Des sélections d’adjoint de sécurité au concours de gardien de la paix...

Bruce

"Me voilà à nouveau en métropole pour une scolarité d’un an à l’école nationale de police de Nîmes . L’adaptation à ce nouvel environnement a été très facile pour moi. L’un de mes plus beaux souvenirs est le moment où j’ai perçu mon uniforme. Cela a représenté un grand honneur et une véritable fierté de pouvoir servir la République.

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L'un de mes plus beaux souvenirs

est le moment où j'ai perçu mon uniforme...

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En sortie d’école, j’ai été affecté à la préfecture de police de Paris, à l’unité de garde des détenus, au fameux 36 quai des Orfèvres. Inutile de vous dire que j’ai été immédiatement impressionné par l’histoire de ce lieu ! Je me suis dit que pour le tahitien que j’étais, c’était formidable d’avoir pu faire le tour de la terre et d’arriver dans un lieu aussi prestigieux où, par exemple, je croisais régulièrement les policiers d’élite de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) !."

De la préfecture de police de Paris à la sécurité publique de Tahiti...

"Rapidement, du fait de mes qualités physiques, j’ai été habilité pour intégrer la brigade de répression du banditisme (BRB), dans le groupe effectuant les interventions de police judiciaire. Au sein de mon unité, j’avais pour mission la surveillance des gardés à vue, l’assistance des groupes d’interventions, les interpellations et les filatures."

Contrôle routier
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En sortie d'école, j'ai été affecté... au fameux 36 quai des Orfèvres...

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"Je suis alors resté 8 années en métropole. Elles sont très vite passées !

Je garde de très bons souvenirs de toute cette période. La vie à Paris est formidable pour un policier. Il est impossible de s’y ennuyer dans son travail.

Puis, un jour j’ai vu passer une ouverture de poste sur Tahiti, mon île natale. J’ai postulé sans trop y croire mais le hasard de la vie a fait que j’ai été pris.

Aujourd’hui, je suis à Tahiti en Polynésie française depuis 2009, à la direction de la sécurité publique. Le métier est différent de celui réalisé en métropole, mais il n’en demeure pas moins aussi intéressant. Et comme en métropole, il n’y a jamais de routine. Mais il faut être disponible et aimer un métier dynamique.

À l’heure du bilan, je ne regrette pas un instant le jour où je me suis inscrit au concours de gardien de la paix. D’ailleurs, toute ma famille est très fière de moi. J’ai toujours été soutenu par mes proches durant toute ma carrière. Qui n’est pas terminée ! J’ai pour projet de devenir motocycliste de la Police nationale. Cette spécialité, qui nécessite de la rigueur et un engagement au quotidien, m’a toujours attiré..."

                     

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