Un métier, une carrière, un avenir

À l’école des officiers

27 octobre 2016
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Bonjour à toutes et à tous,

Je m’appelle Virgile, j’ai 24 ans et je suis lieutenant stagiaire de police. J’ai intégré, en janvier 2016, l’école nationale supérieure de Police (ENSP), site Cannes-Écluse, qui forme les futurs officiers de police.

Je rédige mon premier article et je tacherai, à travers ma participation à ce blog, d’une part, de vous dépeindre au mieux le quotidien en école qui attend un heureux admis au concours d’officier de police, et d’autre part, de répondre précisément à vos interrogations concernant la préparation de ce concours ou la réalisation des épreuves.

casquette officier

Dans ce premier article, je vais vous parler du stage « de découverte » que réalisent les élèves officiers issus du concours externe avant que ne débute la formation théorique en école. Ce stage s’est déroulé la première semaine du mois de janvier 2016 dans le commissariat de notre choix. Je l’ai effectué pour ma part dans ma ville natale, à ANNECY (74). Il s’agissait en tant qu’observateur d’appréhender le fonctionnement d’un commissariat et le « cycle judiciaire ».

On m’a tout d’abord présenté la mission du fonctionnaire chargé d’accueillir le public. Cette mission, fondamentale au sein d’un commissariat, exige un grand sens de l’écoute et requiert beaucoup de calme et de patience.

Ensuite, j’ai assisté à la prise de plainte, pratique nécessitant une bonne connaissance des éléments constitutifs de chaque infraction, afin de bien qualifier l’atteinte subie et d’axer l’audition de la victime sur ces éléments.

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s’enrichir de la manière dont les collègues dirigent leur audition

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Enfin, on m’a présenté les différents actes d’enquête pouvant être effectués dans le cadre d’une procédure judiciaire. Pour ce faire, j’ai suivi le groupe d’appui judiciaire (GAJ), lequel traite le « petit judiciaire », c’est-à-dire des infractions ne nécessitant pas d’investigations poussées. Il a notamment été intéressant, lors de l’audition d’un gardé à vue, de s’enrichir de la manière dont les collègues dirigent leur audition et conduisent le mis en cause à s’enferrer dans des déclarations contradictoires afin d’étayer sa culpabilité.

Ce stage terminé, il me tardait de commencer ma formation en école, afin de pouvoir, au plus tôt, réaliser moi aussi ces actes …


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Réactions à ce billet : 5 commentaire(s)
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mathieu a dit :

jeudi 05 janvier 2017 19:28:55

OPJ

Bonjour,
Etant actuellement en master 1 de droit à Rome via Erasmus, je me pose des questions sur mon avenir... Que choisir entre procureur, avocat et OPJ ? Ayant peur que les métiers d'avocat et de procureur ne soient pas assez mouvementés et proches du terrain, je m'en remets à vous pour m'indiquer le quotidien d'un OPJ d'après ce que vous avez vu en stage. Est ce que l'OPJ reste la plupart du temps au bureau à faire des statistiques et des rapports ou bouge-t-il en dehors du commissariat assez souvent ? Je vous précise que si je devenais un jour OPJ, j'opterais pour la police judiciaire.
Merci pour votre réponse.

Virgile a dit :

mercredi 18 janvier 2017 09:31:15

OPJ

Bonjour,

Je ne peux que vous inviter à embrasser une carrière dans la police.

Il convient toutefois dans un premier temps de bien faire la distinction entre un Officier de police et un Officier de Police Judiciaire (OPJ).
Le premier appartient au corps de commandement et peut être Lieutenant, Capitaine ou Commandant ; le second est détenteur d’une habilitation et exerce la fonction d’OPJ. Il peut appartenir au corps d'encadrement et d’application et être gardien, brigadier, brigadier-chef ou major (habilitation conditionnée à la réussite d’un examen) ou au corps de commandement (de droit après réussite du concours d’officier de police).

Je réaliserai prochainement un billet centré sur le déroulement de mon stage judiciaire en commissariat. Je l’ai effectué au sein d’une Brigade de Sûreté Urbaine (BSU), l’équivalent en province des Services d’Accueil et de l’Investigation de Proximité (SAIP) parisiens. Ces deux structures aux acronymes différents diligentent des enquêtes de gravité équivalente (délits et crimes), mais moindre que celles qui sont dévolues à la Police Judiciaire (PJ). Au sein de cette BSU, les membres du corps d’encadrement et d’application OPJ diligentent les enquêtes, mais ils leur incombent en plus une mission de contrôle des procédures de leurs collaborateurs et de répartition des dossiers.

Le commandant placé à la tête de cette BSU contrôle également les procédures et se charge des relations partenariales (magistrature, élus, presse, directeurs d’établissements scolaires...). Comme vous l’avez évoqué, il réalise les statistiques, en plus d'organiser et de coordonner les opérations sur le terrain. Je détaillerai ultérieurement le déroulement d’une perquisition administrative ayant mobilisée toute la BSU dans mon prochain billet.

J’ai également participé à un dispositif de surveillance mis en place par la PJ locale et organisé par son commandant. Il était sur le terrain avec moi et prenait part aux filatures en plus de coordonner le dispositif.

Je tiens à préciser que cette répartition des taches prévaut au sein de la BSU où j’ai effectué mon stage mais ne prétend pas être représentative de celles existant dans l'ensemble des commissariats de France. Sur Paris notamment, les missions de l’officier se recentrent davantage, voir quasi-exclusivement, sur du contrôle de procédure, un passage au crible des procès-verbaux afin de détecter les éventuels vices de procédure. Au sein de chaque commissariat, la doctrine d’emploi des officiers peut différer en fonction de l’orientation donnée par le Patron.

Si les postes en BSU ou SAIP constituent la majorité de ceux proposés en sortie d'école, un jeune Lieutenant peut aisément intégrer un service de PJ après 2 années de service actif. Il se voit alors confier des affaires qu’il devra mener de A à Z.

Thais a dit :

mardi 13 décembre 2016 00:36:40

concours

Bonjour,

Je suis en troisième année de droit, et je souhaite passer le concours d'officier. J'ai une question concernant le concours d'officier et de gardien, je vais passer officier en mars, et comme je suis consciente de la difficulté du concours j'envisage également celui de gardien en septembre prochain. Cependant, si je suis acceptée à celui de gardien, puis-je retenter celui d'officier (toujours en externe) l'année qui suis ? Je ne sais pas si je me suis bien exprimée...

Virgile a dit :

mercredi 14 décembre 2016 13:17:32

Réponse

Bonjour,
Le concours d'officier de police peut être tenté autant de fois que vous le désirez en externe et cela quelle que soit votre situation professionnelle, tant que vous répondez aux exigences liées à la nationalité, à l'âge, au niveau de diplôme, à l'aptitude physique et à la réalisation de la Journée Défense et Citoyenneté, visées sur cette page : http://www.lapolicenationalerecrute.fr/Concours-et-selections/Officier-de-police/Conditions-d-acces

Simon a dit :

mardi 22 novembre 2016 13:27:20

Concours

Bonjour.
Je suis en 3ème année de licence de droit et envisage de passer le concours d'officier. Je me permets de vous demander si vous pensez, en vue de votre expérience ou de celle de vos collègues, si il est réalisable d'avoir le concours avec seulement une licence en droit. Est ce qu'un bon travail de préparation permet "d'éviter la case Master"?

Virgile a dit :

mardi 29 novembre 2016 20:39:58

Réponse

Bonjour,

Deux de mes collègues de promotion issus du concours externe l'ont réussi au niveau licence. Cela démontre, selon moi, qu'il est tout à fait possible d'obtenir cet exigeant concours sans passer par la case Master si on s'astreint à une préparation assidue.

Toutefois, ces collègues font figure d'exception (2 sur 33 externes admis) et nombre d'entre nous ont tenté plusieurs fois ce concours avant de le réussir.

Aussi, la voie est étroite mais elle existe. Si vous avez conscience de la nécessité de redoubler d’efforts, pour combler les lacunes que vous pourriez avoir sur des personnes ayant approfondi des matières du concours pendant leurs deux années de Master, alors vous pouvez y arriver.

Je vous conseille néanmoins de vous inscrire dans une structure de préparation aux concours. Celle-ci mettra à votre disposition de nombreux outils, telles que des fiches vous évitant de consacrer du temps à la compilation des connaissances et vous permettant de passer directement à l’apprentissage pur. En outre, des épreuves blanches écrites ou orales sont souvent réalisées dans ce type d’organisme. Vous pourrez de ce fait vous jauger et vous familiariser avec les différentes épreuves du concours. A cet égard, la quasi totalité des externes admis ont bénéficié de l’aide apportée par une prépa.

poune a dit :

mercredi 02 novembre 2016 17:31:58

Merci pour votre article ! En tant que candidate au concours 2017, cela donne de la motivation !
J'ai hâte de vous relire !

Virgile a dit :

samedi 12 novembre 2016 22:31:19

réponse

Bon courage dans la préparation de ce concours, je vous souhaite de faire partie de la 23e promotion !

Manuel a dit :

lundi 31 octobre 2016 15:34:15

Police

Ah votre avis il faut mieux rentrer en tant que commissaire ?Ou officier de police ? big-smile

Virgile a dit :

samedi 12 novembre 2016 22:38:32

Réponse

Tout dépend à quel quotidien vous aspirez Manuel : le commissaire assure davantage des missions partenariales.
Toutefois, les différences entre les métiers d'officier et de commissaire de police tendent à se réduire. En effet, des responsabilités sont offertes aux officiers dans le cadre de poste de direction ou lorsqu'ils assurent des intérims.


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