Un métier, une carrière, un avenir

L'auto-école du garage "sud"

14 février 2018
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arrière véhicule bapsa

Quand j'ai candidaté à la Brigade d'Assistance aux Personnes Sans-Abri (BAPSA) via un télégramme de mouvement polyvalent à la fin de l'année 2015, je m’étais tacitement engagé à passer le permis D (« transport en commun ») afin de conduire les bus « TPI » (transport de personnes interpellées) et « RATP », ainsi que les Volkswagen « Crafter » (14 places assises sans compter le chauffeur) du service pour le transport des sans domicile fixe.

Le 24 janvier 2018, vingt mois après mon arrivée dans ce service, je réussissais enfin ce petit miracle qu’est la traversée des épreuves de cet examen en trois étapes : « code de la route » – que je devais repasser, car j’avais eu mon permis B en 2005, « plateau » avec des questions écrites/orales liées à la sécurité des passagers et du véhicule, le tout agrémenté de manœuvres (techniques très complexes en marche arrière entre des plots), et enfin « conduite » d’un bus pendant cinquante minutes en autonomie quasi totale.

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Je réussissais enfin ce petit miracle qu’est la traversée des épreuves de cet examen

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Toute cette aventure s’est déclinée en trois étapes d’une semaine et demie chacune, espacées de plusieurs mois, au sein de l’auto-école du garage « sud » de Chevilly-Larue (94).

BAPSA flouté

Il a fallu que je réactive ce qui me restait de mon premier examen du code de la route, passé en 2004. En 13 ans, les choses avaient bien changé (écoconduite et modalités de l’examen notamment), même s’il fallait toujours ne pas dépasser les cinq fautes. Rien moins qu’une semaine et demie de révisions dans un livre de code récupéré sur place, entre cinq et six heures journalières de questions (entre 3 et 4 séries de 40 questions par vacation) et d’explications des réponses par l’infatigable et très patient Pascal, brigadier-chef à l’auto-école, ont été nécessaires pour atteindre l’objectif. On peut dire qu’on ne chôme pas pendant cette première étape où moins d’une dizaine de stagiaires se côtoient.

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Stress moteur et bonne humeur régnaient parmi nous

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Jusqu’à la fin, j’ai douté de ma réussite, faisant entre 10 et 15 fautes du lundi au jeudi de la première semaine. Ce n’est que le lundi suivant que j’ai commencé à relever la tête en faisant moins de 5 fautes sur plusieurs séries. Le lendemain, jour de l’examen dans un centre de la Poste à Massy (91), notre bienveillant Pascal nous apportait croissants et pains au chocolat pour nous mettre en conditions. Stress moteur et bonne humeur régnaient parmi nous. Tablette tactile individuelle en mains, l’examen commençait. Soulagement. Tout le monde l’a réussi sauf une candidate qui le réussira une semaine plus tard en « candidate libre »…


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