Un métier, une carrière, un avenir

La formation au tir et aux techniques d’intervention

19 janvier 2017
0 commentaire(s) Recommander à un ami
Noter cet article :

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !


Avant de vous décrire mon premier stage en service actif, je vais m’attarder sur les cours de tir et de techniques d’intervention qui nous sont dispensés.

Pour les cours de tir, nous sommes équipés de notre gilet pare-balles, muni d’une arme d’entraînement dépourvu de percuteur * et garni de cartouches inertes *. Positionnés sur une même ligne, nous reproduisons les exercices de maniement de l’arme, après une démonstration du formateur. Nous apprenons ainsi à mettre en sécurité notre arme, à opérer un rechargement d’urgence ou à pallier à son enrayage. Enfin, nous passons à la phase de tir proprement dite. Elle nécessite une grande concentration, tant sur soi-même, s’agissant du positionnement des jambes, du verrouillage des bras et du contrôle de la respiration, que sur l’environnement, la prise en compte des abris et des contraintes.

simulation

Une fois le tir achevé, nous passons au cours de technique d’intervention que nous mettons ensuite en pratique. Nous nous répartissons les rôles : policiers dont un officier de police judiciaire (OPJ) (nouvelle fenêtre) , auteur et victime. Après la prise en compte des instructions du moniteur, diverses situations nous sont proposées : du simple contrôle d’identité, à la gestion d’une situation de violences urbaines, en passant par le traitement d’un tapage ou l’interpellation d’un conducteur récalcitrant à bord d’un véhicule volé. Dans toutes ces situations, l’élève assurant la fonction d’officier doit coordonner les effectifs placés sous ses ordres et gérer la situation tout en déterminant le cadre juridique d’intervention.

"

Nous ne disposons alors que de quelques secondes pour déterminer s’il faut faire feu...

"

Parfois, nous réalisons des progressions en milieu confiné au moyen de « FX » (répliques de nos armes de service, tirant des petites billes de peinture). Durant les progressions nous sommes confrontés soit à des cibles papiers, hostiles ou non, soit à des formateurs armés d’un pistolet FX ou d’un couteau pédagogique, ce qui accroît le réalisme de l’exercice. Nous ne disposons alors que de quelques secondes pour déterminer s'il faut faire feu, ce qui développe notre aptitude au discernement en situation stressante.

* percuteur : pièce venant, percuter l'amorce de la munition et permettre le départ du coup de feu.

* cartouches inertes : copie d’une vraie cartouche qui permet de réaliser des exercices sans risque de départ de coup de feu.


0 commentaire(s) Recommander à un ami
Noter cet article :

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Réactions à ce billet : 0 commentaire(s)

Les contributeurs inactifs

Le blogueur


Virgile Virgile [8 billets]
Capitaine de police

Par le même auteur


L'aboutissement d'une scolarité bien remplie...

25 octobre 2017

Nous y sommes enfin, l'aboutissement d'une scolarité d'efforts, de patience et d'espérance.Les officiers de police...


Le stage de commandement

30 juin 2017

Fin mars, retour au commissariat d'Annecy, pour deux mois de stage en tenue avec les femmes et les hommes de police...


La formation au management et au commandement

13 juin 2017

Une nouvelle période de formation théorique s’ouvre fin août, centrée sur l’apprentissage des théories,...


Stage OPJ 2/2 : une perquisition administrative mouvementée

21 avril 2017

Un matin, toute la BSU est mobilisée pour réaliser une perquisition administrative. Cette opération est décidée...


Stage O.P.J. 1/2 : imprévu et travail de long terme

5 avril 2017

Mon stage débute au groupe d'appui judiciaire (G.A.J) d'ANNECY (74) . Mon programme prévoit que je me familiarise...