Un métier, une carrière, un avenir

Premiers pas à la brigade locale de protection de la famille

7 décembre 2017
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En janvier 2013, j’arrive au commissariat de Pantin en Seine-Saint-Denis (93) par le jeu d’une mutation générale. Je suis accueilli par le commissaire de police, un homme d’une grande affabilité et d’une grande culture, qui me propose d’être soit intégré au pool des brigades de police-secours de jour, soit à la brigade locale de protection de la famille (BLPF), connue dans le milieu policier comme étant la « petite sœur de la brigade des mineurs ».

Commissariat de police

Le commissaire est passionné par la langue et la culture japonaises, il s’avère que je suis moi-même passionné d’Asie depuis que j’ai vécu à Taïwan plusieurs années pour mes études. Le contact passe bien entre nous, il est sincère et me présente la BLPF comme étant une unité judiciaire chronophage et énergivore.Cela tombe bien, j’aime les défis et j’ai une énorme envie de travailler, de mettre mon énergie au service du public.

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j’ai une énorme envie de travailler, de mettre mon énergie au service du public.

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C’est l’époque de la sortie du film « Polisse » de la réalisatrice Maïwenn. Le film a fait un carton au cinéma et a mis en lumière l’image de policiers sensibles, à l’écoute et totalement dévoués à la cause des victimes. C’est un peu dans ce contexte que j’accepte la proposition du commissaire. La BLPF du commissariat de Pantin est alors composée d’une capitaine de police, d’une brigadière-cheffe et d’une gardienne de la paix, toutes trois officières de police judiciaire (OPJ). Je suis le seul garçon et cela semble être bien perçu par l’équipe, dans le sens où je vais apporter une autre sensibilité.

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il est évident que le capital humain de chaque agent compte aussi énormément...

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mineur-brigade-famille-protection

La particularité de la BLPF, par rapport à la brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris du 36, quai des Orfèvres dépeinte dans le film « Polisse », c’est que nous traitons tous les dossiers quel que soit le statut des protagonistes (mineurs victimes ou auteurs, mais aussi les parents ou les adultes impliqués dans des affaires avec des mineurs).

La brigade locale de protection de la famille, comme son nom l’indique, traite d’affaires liées à la « famille », les implications sont donc vastes : violences en milieu scolaire, violences familiales ou conjugales, viols, agressions ou attouchements sexuels, etc. Si on est formé en école de police pour pouvoir servir dans ce genre d’unité, il est évident que le capital humain de chaque agent compte aussi énormément : écoute, patience, empathie, altruisme, compréhension, conseil, calme, pédagogie sont des qualités indispensables pour aider les gens dans leur situation. Anecdotes et affaires à suivre dans mon prochain billet…


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