Un métier, une carrière, un avenir

Premiers pas à la brigade locale de protection de la famille

7 décembre 2017
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En janvier 2013, j’arrive au commissariat de Pantin en Seine-Saint-Denis (93) par le jeu d’une mutation générale. Je suis accueilli par le commissaire de police, un homme d’une grande affabilité et d’une grande culture, qui me propose d’être soit intégré au pool des brigades de police-secours de jour, soit à la brigade locale de protection de la famille (BLPF), connue dans le milieu policier comme étant la « petite sœur de la brigade des mineurs ».

Commissariat de police

Le commissaire est passionné par la langue et la culture japonaises, il s’avère que je suis moi-même passionné d’Asie depuis que j’ai vécu à Taïwan plusieurs années pour mes études. Le contact passe bien entre nous, il est sincère et me présente la BLPF comme étant une unité judiciaire chronophage et énergivore.Cela tombe bien, j’aime les défis et j’ai une énorme envie de travailler, de mettre mon énergie au service du public.

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j’ai une énorme envie de travailler, de mettre mon énergie au service du public.

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C’est l’époque de la sortie du film « Polisse » de la réalisatrice Maïwenn. Le film a fait un carton au cinéma et a mis en lumière l’image de policiers sensibles, à l’écoute et totalement dévoués à la cause des victimes. C’est un peu dans ce contexte que j’accepte la proposition du commissaire. La BLPF du commissariat de Pantin est alors composée d’une capitaine de police, d’une brigadière-cheffe et d’une gardienne de la paix, toutes trois officières de police judiciaire (OPJ). Je suis le seul garçon et cela semble être bien perçu par l’équipe, dans le sens où je vais apporter une autre sensibilité.

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il est évident que le capital humain de chaque agent compte aussi énormément...

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mineur-brigade-famille-protection

La particularité de la BLPF, par rapport à la brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris du 36, quai des Orfèvres dépeinte dans le film « Polisse », c’est que nous traitons tous les dossiers quel que soit le statut des protagonistes (mineurs victimes ou auteurs, mais aussi les parents ou les adultes impliqués dans des affaires avec des mineurs).

La brigade locale de protection de la famille, comme son nom l’indique, traite d’affaires liées à la « famille », les implications sont donc vastes : violences en milieu scolaire, violences familiales ou conjugales, viols, agressions ou attouchements sexuels, etc. Si on est formé en école de police pour pouvoir servir dans ce genre d’unité, il est évident que le capital humain de chaque agent compte aussi énormément : écoute, patience, empathie, altruisme, compréhension, conseil, calme, pédagogie sont des qualités indispensables pour aider les gens dans leur situation. Anecdotes et affaires à suivre dans mon prochain billet…


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Sophia a dit :

samedi 22 septembre 2018 02:41:40

BPM

Bonjour, j’aimerais passer le concours pour travailler à la brigade de protection des mineurs. Comment dois-je procédé? J’ai un niveau bac, y’a t’il possibilité d’évoluer dans la police sans étude par des concours en interne? A t’on la possibilité de choisir son service ou est-il imposé?
Merci d’avance
Sophia

Charlyne a dit :

jeudi 30 août 2018 01:56:11

Bonjours à tous!

J'ai 20 ans, j'ai actuellement un cap et un bac pro service à la personne et aux territoires, je me lance en première année de Licence psychologie.

Depuis enfant j'ai voulu travailler dans la Brigade de la Protection des Mineurs, bien que maintenant la Brigade Locale de Protection de la Famille existe ce qui m'intéresse également.

J'aimerais connaître le concours le plus adapté à mon envie professionnelle, gardien de la paix ? sous-officier de la gendarmerie ? Etc.. Et pourquoi celui-ci plus qu'un autre ?

Et si par malheur je ne peux être accepté dû à des soucis de santé, pourrais-je rentrer dans la BPM par un autre moyen, sans être sur le terrain ?

Merci beaucoup.



ChristopheM a dit :

dimanche 16 septembre 2018 14:53:05

Tu feras une super psy de la police Charlyne!

Coucou Charlyne! Bravo pour tes belles études et merci pour ton message!

La psychologie, tu en feras forcément en étant policière ou gendarme, avec le public comme avec tes collègues de travail. Pour la Brigade Locale de Protection de la Famille, et comme j'ai dit dans d'autres réponses aux commentaires, tu auras assez rapidement l'occasion d'y travailler, surtout en région parisienne (et notamment Paris), après ton école de police et ta première affectation sur le terrain qu'il faudra tout faire pour orienter vers un commissariat au sein de la direction "DSPAP" (cette brigade est localisée dans la plupart des commissariats).

Chez les gendarmes, tu as sans doute une unité similaire mais je connais moins leur secteur (à préciser qu'au bout d'un an comme gardien de la paix, tu as une "passerelle" pour devenir gendarme assez facile à demander).

A la Brigade locale de protection de la famille, tu pourras te spécialiser sur la psychologie des familles, des enfants, etc. C'est TOUJOURS utile pour les usagers comme pour sa propre culture et compréhension de la société!

Je ne connais aucun moyen d'intégrer la BPM autrement qu'en étant policier... Désolé sad

Sinon, il faut savoir que de nombreux psychologues travaillent en "partenariat" avec la police ou la gendarmerie. Il y a un concours mais aussi des "missions sous contrats" plus ponctuelles. Sincèrement, il y a de l'espace pour travailler avec la police quand on est psychologue. Des psychologues travaillent aussi auprès des policiers pour gérer tout ce qui est stress au travail, risques psycho-sociaux, fatigue professionnelle, etc. J'en ai consulté une qui était formidable à l'hôpital des gardien de la paix rue St Marcel à Paris! J'ai l'air d'aller mieux n'est-ce pas? blunk

Voilà pour ma réponse chère Charlyne! Belle route à toi, je suis optimiste vu tes envies d'aider à améliorer la société! blunk

Théo a dit :

jeudi 09 août 2018 00:07:46

BPF

Bonjour a tous !

Je sais que le derniers message date d'il y à quelque mois mais j'espère que quelqu'un va me répondre ^^

J'ai 22 ans et bientôt 23 (fin d'année) et je suis très intéressé de passé le concours de police et d'intégrer la Brigade Protection de la Famille (local ou non). J'amerais, si possible intégré celle de Lyon.
Mais quelque questions me viennent dans la tête.
Si j'ai bien compris, il y a possibilité de rentré dans cette brigade des la sortie d'école, mais par la suite on est directement officier de police judiciaire ou non ? Car sur le site de la police, c'est ce que je comprends.
Et aussi danq cete brigade, c'est plus une tenue civil ou uniforme qui est porté pendant les heures de services ? Et comment sont les horaires ? Je n'ai pas peur du tout des astreintes, ou de la charge de travail c'est vraiment par curiosité ^^

Voilà je vous remercie par avance de vos réponses

ChristopheM a dit :

mercredi 15 août 2018 15:32:03

On sent déjà que tu as du coeur à la tâche!

Cher Théo,

merci pour ton message. On sent déjà que tu as du coeur et de l'engagement, pour travailler à la brigade locale (ou pas) de protection de la famille. Sans compter qu'il faut aussi une certaine sensibilité aux questions sociales, psychologiques, culturelles dans ce genre d'unité. Comprendre les situations complexes dans certaines familles est essentiel pour ne pas juger trop hâtivement... et être capable de faire un rapport objectif de la situation aux magistrats que tu auras en ligne directe pour évoquer les cas traités!

Après ton école de police, tu seras affecté dans une ville de France. Si Paris est une excellente "école" pour apprendre le métier une fois sorti de ta scolarité de gardien de la paix, tu auras aussi la possibilité, selon tes résultats en école, d'être affecté en province, dont Lyon blunk. Je précise adorer travailler à Paris depuis 11 ans, c'était un choix absolu de ma part d'y vivre et d'y travailler, c'est une ville magnifique et pour le travail, tu as vraiment de quoi te professionnaliser et connaître des dizaines et des dizaines de services différents. Et pourtant, je viens du sud-est de la France... N'écoute donc pas le pessimisme de certains qui ont peur de la région parisienne happy

A la fin de ton école de gardien de la paix, si tu es suffisamment bien classé, tu pourras donc choisir un poste en commissariat. C'est là que tu trouveras une "Brigade locale de protection de la famille". Si tu es motivé et que tu as une vraie force de travail, ton patron (commissaire donc) t'y positionnera sans doute rapidement, surtout que le fait d'être un homme apporte parfois une sensibilité complémentaire dans cette unité souvent majoritairement féminine.

D'un strict point de vue humain, vu la complexité de certains dossiers judiciaires, je pense qu'il est bon de "se faire les dents" en brigade de roulement quelques temps, au minimum un an, avant de faire du judiciaire. Question de maturité humaine, professionnelle aussi. Savoir ce que font les effectifs de voie publique, de police-secours donc, te permettra de mieux travailler de façon complémentaire sur tes dossiers judiciaires, de mieux comprendre la logique et la façon de travailler des collègues qui sont sur le terrain pur. Il faut savoir que les plaintes d'usagers que tu liras auront été prises par des collègues de police-secours, ou en tout cas en uniforme dans un "pool plaintes" spécifique.

Vu ton jeune âge, je t'invite vraiment à te cultiver, à t'instruire, à connaître la société dans tous ces aspects (religions, sociologie, cultures différentes, moeurs, langues, psychologie au sens large, des enfants ou des familles, etc) pour mieux appréhender les dossiers que tu traiteras. C'est même essentiel pour ne pas tomber dans les a priori et les jugements faciles que l'on peut avoir, même quand on est policier.

Hormis la brigade de protection des mineurs de Paris (BPM), que tu peux voir dans le film "Polisse" de la réalisatrice Maïwen (2013), qui fait partie de la Direction Centrale de la Police Judiciaire et ne traite que les cas de mineurs "victimes", tu ne trouveras que des "BLPF" ailleurs. Sur le papier, cela peut paraître moins ambitieux, mais une carrière est longue, alors je t'invite à être patient et à aller pas à pas dans ta carrière. Prends le temps de découvrir les services peu à peu. Trop de jeunes collègues veulent un peu "tout tout de suite". C'est un grand tort car ils finissent par éprouver une certaine lassitude et ont parfois le sentiment de ne rien découvrir après, à tort bien sûr, question de perception des choses.

Tu travailleras soit en civil, soit en uniforme, tout dépendra des choix de ton chef de service. D'expérience, j'ai toujours travaillé en civil à la BLPF. Mais je préfère l'uniforme au final : 1. Car j'en suis fier ; 2. Car c'est tellement pratique de ne pas se creuser la tête pour savoir comment s'habiller chaque jour!

Concernant les horaires, j'ai toujours connu du 9h -18h50 (avec 2 h de pause le midi pour déjeuner mais aussi faire son sport), du lundi au vendredi, avec une permanence judiciaire un weekend toutes les 5 semaines. Chronophage et énergivore donc, mais... PASSIONNANT humainement!

Enfin, à ta sortie d'école, tu seras "APJA", donc Agent de police judiciaire adjoint. A ta titularisation, normalement un an après, tu seras "APJ", agent de police judiciaire, ce qui t'offrira déjà pas mal de prérogatives judiciaires. Tu verras que tu feras souvent des actes d'officier de police judiciaire.

Pour devenir officier de police judiciaire (OPJ), à mon époque il fallait attendre 3 ans (titu + 2 ans) pour passer des tests de pré sélection à l'écrit, pour ensuite partir 4 mois et demi en formation. Si tu fais du judiciaire, tu iras assez vite à cette formation, sois en certain happy

Voilà mon cher Théo, j'espère t'avoir un peu aidé! Et n'oublie pas : sport, santé, développement personnel, instruction, culture et connaissances sur la société et la vie, tout ça est CAPITAL pour faire un super gardien de la paix happy

Marine a dit :

mercredi 11 avril 2018 09:05:32

Intégrer la Brigade des familles

Bonjour Christophe,

Je te remercie pour toutes tes explications, tes conseils et l’attention que tu portes à chacune des questions posées ici happy

Je suis moi-même en train de préparer le concours de gardien de la paix pour l’île de France. Je suis depuis toujours passionnée par le travail de la Brigade des familles. Je lis que tu y as été toi même affecté et ce que tu en décris renforce ma détermination à l’intégrer. J’ai par le passé beaucoup travaillé sur les violences sexuelles sur mineurs et je souhaite vivement continuer à travailler sur ce sujet au sein de la police. Je suis complément novice sur le fonctionnement de la police et j’ai besoin de conseils.

Quelles sont selon toi les probabilités pour être affecté à cette brigade à la sortie de l’école de police ?
Je me rends bien compte que cela dépend de nos notes et de notre classement mais je ne sais pas dans quelle mesure des places s’y libèrent.
Qu’en penses-tu ? Que me conseillerais-tu ?
J’espère que tu liras mon message et je te remercie par avance pour ta réponse !

ChristopheM a dit :

samedi 16 juin 2018 21:07:43

Tu as toutes tes chances d'y aller!

Chère Marine, tout d'abord mille excuses pour le retard de ma réponse! Elle ne m'avait pas été notifiée..

Je pense que tu as toutes tes chances d'aller en BLPF (Brigade Locale de Protection de la Famille). Comme je l'ai déjà indiqué dans d'autres réponses, ce genre d'unité possède une "matière" très humaine, intense, passionnante et qu'on peut relier à beaucoup de disciplines (psychologie pratique, sociologie, anthropologie, droit de la famille, etc), mais cette même matière peut aussi s'avérer chronophage, énergivore et il faut tout de même de solides nerfs car les situations sont variées, riches... et mobilisantes en termes de procédures, d'actes à faire, d'échanges avec le Parquet, etc. Tout ce qui touche à la famille, aux violences envers les femmes, et plus spécifiquement envers les mineurs est pris TRES au sérieux par la police comme par la Justice. C'est parfait quand on est jeune et motivé pour se faire "les dents" si j'ose dire. Il est vrai que beaucoup de femmes sont dans ce genre d'unité, et que de la présence et de la sensibilité masculine peuvent un peu équilibrer les choses dans le traitement des procédures (je parle en terme de sensibilités différentes). Tu seras donc davantage en "concurrence" avec des collègues féminines pour y aller. Mais sois rassurée. Tu veux y aller? Tu iras. Car c'est une vrai unité d'investigation, délicate, sensible et qui demande motivation, sensibilité et bon niveau socioculturel. Tu sembles avoir tout ça, donc tu iras, et je parle d'expérience. La demande et le turn over restent forts car comme je te l'ai dit, cette unité sollicite beaucoup, les gens n'y restent donc pas forcément toute leur carrière... happy

alex a dit :

mardi 13 février 2018 18:41:15

salaire

bonjour
je m'appelle alex et j'ai 30 ans.
marié et pére d'un petit garçon.
j'habite à l'île de la reunion.

je passe actuellement le concour gpx, je vien de terminer l'oral et cela c'est bien passé.
je voulais savoir si on pouvait faire vivre sa famille correctement avec un salaire de gpx en île de France, car j'ai peur de tout quitter ici pour aller galérer loin de mon île en entraînant ma femme et mon fils.

merci pour votre aide

Paul a dit :

lundi 15 janvier 2018 18:11:28

Merci pour ce partage!

Christophe,

Merci pour ce partage! Encore un qui me conforte dans mon choix!

Désireux de rejoindre la Police Nationale en tant que 'Gardien de la paix' et ainsi porter des valeurs qui ont véritablement un sens pour moi, je suis inscrit au concours exceptionnel d'avril 2018 et j'ai préféré favoriser une affectation en IdF afin de me donner le plus de chances possibles de réussite et surtout car je souhaite relever ce défi parisien plus difficile et contraignant.
Aussi, père de famille responsable, je m'interroge sur le salaire net d'un 'GPx' en IdF.
Auriez-vous vous ces renseignements?
Les chiffres mentionnés sur Internet sont-ils justes?

Je vous remercie de soulager mes doutes.

Bien cordialement,
Paul.

ChristopheM a dit :

mardi 16 janvier 2018 16:47:11

Excellent choix Paul!

Cher Paul, bravo pour ton choix de concours et ton sens du défi! Il est vrai que l'île de France concentre beaucoup de problème sociétaux, mais cela est valable dans d'autres grosses agglomérations similaires. Mais à Paris, aucun doute : tu vas apprendre, c'est une certitude, que ce soit en croisant la route de collègues venant des six coins de l'Hexagone, qu'en ayant affaire à des populations très différentes socialement et culturellement. Bien évidemment, tu as plus de chance de décrocher le concours si tu postules directement à un concours propre à la région île de France, les postes y étant plus nombreux.

Les montants de traitements que tu peux voir sur la page du blog sont bien exacts et actualisés. Je te redonne le lien pour que tu puisses les consulter ici :

https://www.lapolicenationalerecrute.fr/Personnels/Gardien-de-la-paix/Missions-et-remunerations

Je suis heureux de t'inspirer dans ta démarche.Mon but est de rendre à l'institution ce qu'elle m'a donné, mais aussi de mettre ma pierre à l'édifice pour améliorer les choses. Être policier, c'est aussi être engagé positivement dans son métier dans un but altruiste d'amélioration de la société. Tout les fonctionnaires de police n'ont pas mon discours, c'est d'ailleurs ce qui, d'une certaine façon, fait la richesse de cette institution : la diversité des sensibilités et le défi que cela représente de les harmoniser dans le sens de la Loi et de la Justice. Pas toujours facile, mais visiblement, tu es homme de défi!

En île de France, tu seras aidé par des structures (bureau du logement, etc) pour t'installer avec ta famille. Toutefois, il te faudra faire les démarches de façon pro active... A bientôt futur collègue happy



Yanive a dit :

mercredi 24 janvier 2018 00:25:03

Concours GPX

Bonjour, je me suis inscrit et passé le concours de GPX, la session de sept 2017.
J’ai réussi l’écrit puis le sport.
Ma question est la suivante; j’ai reçu une convocation pour la visite médicale sans même avoir passé et reçu ma convocation pour l’oral; est-ce que cela a une signification particulière ou bien juste la procédure normale ?
Car oui très soucieux de savoir si j’ai déjà un pieds ou pas à la réussite.
Merci d’acan pour vos réponses ..

Paul a dit :

mercredi 17 janvier 2018 18:30:33

Merci mille fois!

Cher Christophe,
Merci infiniment pour ton message positif et plein d'espoir.
L'institution peut se réjouir d'avoir des personnalités comme la tienne en son sein.
Je te remercie également de m'avoir parfaitement compris.
Je suis très impatient de rejoindre une institution qui partage mes valeurs.

Je m'inquiète un peu pour les tests psychotechniques, notamment pour les questions propres au raisonnement mathématiques et parallèlement à cela, je redoute l'oral comme tout le monde. Ce dernier est sans doute le plus important de ma vie!
Bien sûr, je me doute que nombreux vont concourir malgré les risques liés à la fonction lesquels augmentent quotidiennement et j'ai vraiment vraiment espoir d'être l'un des heureux lauréats!!

Merci encore pour ton message.
J'ai hâte de rencontrer des gens comme toi, cher Christophe et cher futur collègue, je l'espère.

ChristopheM a dit :

jeudi 18 janvier 2018 20:58:12

Prépare-toi sérieusement et sois toi-même!

Merci pour tes compliments Paul, cela me va droit au cœur. "Transmettre" est essentiel pour moi qui ai toujours rêvé d'être enseignant. Ne t'inquiète pas pour les tests psycho-techniques, j'étais moi-même très inquiet à ce sujet, car plutôt médiocre (bien que volontaire) pour les matières scientifiques. A mon époque, les tests n'étaient pas notés au concours, ils servaient juste de base pour l'entretien oral. Prépare les sérieusement, il existe des ouvrages spécialisés ainsi que des "prépa" au concours. Pour l'oral, je t'invite à offrir au jury une forme de "spontanéité républicaine" (= ta personnalité, enrichie de connaissances mais sans les réciter de façon rigide) : en résumé, il te faudra montrer de l'assurance dans ta valeur en tant qu'individu sans être prétentieux, de l'humilité sans paraître fragile, il te faudra aussi montrer ta disposition à apprendre sans passer pour un "je sais tout, j'ai tout vu, j'ai tout fait" (fréquent parmi les postulants au concours). Point essentiel également : montrer ta forte adhésion à la République, à la Démocratie et à la Laïcité, ainsi qu'à tout ce qui fonde le socle de notre vivre ensemble (respect des différences culturelles, religieuses, sexuelles, tolérance, liberté d'expression dans les limites des lois, etc.). N'hésite pas à dire également, point souvent oublié, ce que TOI, Paul, en tant que futur policier, tu As à apporter à la police nationale, au pays de façon générale. La contribution personnelle à l'intérêt national, même à ton simple niveau, est très importante. Et bien souvent, des postulants au concours l'oublient. Bonne prépa, vu ta qualité d'expression et tes valeurs, je n'ai aucun doute quant à ta réussite. N'oublie pas aussi de lire la presse pour être au courant de l'actualité. La police est au coeur de la société, il est important de savoir ce qui se passe en son sein...

Ps : soigner son hygiène physique et mentale (instruction, sport, bonne présentation, politesse, etcblunk pèse beaucoup dans la balance. Sois un esprit sain et républicain dans un corps similaire! Tu es le bienvenu pour venir me rendre visite dans les locaux de la BAPSA (18 rue Raymond Queneau - Paris 18 - Demande "Christophe" de la Brigade B).

Paul a dit :

samedi 20 janvier 2018 23:40:56

J'y compte bien!

Je viens de terminer mon contrat de quatre années dans l’Éducation Nationale en tant qu'assistant d'éducation et devenir enseignant m'a longtemps traversé l'esprit. J'ai pu concourir au CAPES par ailleurs mais la priorité est donnée aux contractuels, ce qui n'était pas mon cas. Cela m'aura permis, ainsi que d'autres raisons, à redéfinir mon souhait de carrière future, moi qui ai toujours aspiré à être utile aux autres.
Ces tests, je les prépare comme je peux. Ils sont toujours non notés et par conséquent non-éliminatoires. Je bute sur les problèmes de mathématiques et ce, depuis toujours. J'ai un profil littéraire et j'ai entrepris des études en Sciences Humaines et Sociales.
Malgré cela, je bosse tant bien que mal. Quelque fois, la logique prime, quelque fois non mais je persévère! Toute une mécanique nouvelle à assimiler à vrai dire.
Je te remercie pour les qualités que tu me trouves.
Ce concours me permet d'apprendre à me connaître et je sais comment orienter l'entretien.
Je pense avoir beaucoup à apporter même de manière modeste.
Une volonté de suivre la même carrière que mon père surtout depuis l'arrivée de mon fils le jour de mon inscription au concours. Un profond respect des valeurs républicaines et démocrates, lesquelles me permettent de mouver librement chaque jour. Un sincère désir de contribuer à les faire perdurer dans notre société. Tel était déjà mon but lorsque je travaillais dans l'éducation nationale. J'y retrouve par ailleurs certaines similitudes. Agir pour les autres. Une bienveillance modeste mais essentielle pour moi. La paternité me pousse à agir comme cela.
Des raisons, des désirs, j'en ai et j'espère que le jury saura les comprendre!
J'ai toujours eu vocation à servir. Depuis mon enfance jusque dans mes choix professionnels.A vrai dire, je dois ma ténacité, ma résistance, ma force de caractère aux sports que je pratique.
J'y ai adopté une hygiène de vie et je dois beaucoup à ces activités qui m'ont forgé et formé mentalement et physiquement. Se dépasser, trouver ses limites dans l'inconfort...Je dois beaucoup au 'CrossFit'. Je me sens plus adaptable, fonctionnel, opérationnel et ce, quotidiennement!
Des traits de caractère, j'en ai pour cette fonction. Je rêve de pouvoir servir et contribuer de la manière la plus humble que je puisse.
Des concessions, je suis prêt à en faire également.
J'ai repris récemment la viande après près de 5 ans d'interruption suite à des problèmes digestifs.
Je sais que je risque de me retrouver nez à nez face à un steak en école et aussi, je souhaite arriver sans 'faiblesses'...le plus neutre possible...le plus discret possible.
J'ai quelques interrogations sur certains aliments que je pourrais être amené à consommer puisque je suis intolérant à certains d'entre eux mais je suis confiant et je sais que je peux tomber sur des repas de substitution le cas échéant.
A ce titre, je me permets de te poser la question.
Sais-tu - de mémoire - si un petit-déjeuner de style 'européen' est proposé en école? Je pense notamment à des aliments comme des œufs, jambon et des fruits pour remplacer le pain, beurre, lait que nous rencontrons bien souvent.
En tout cas, rien ne doit m'empêcher de suivre cette formation si enrichissante. Cette passion pour l'apprentissage, l'éducation, je souhaite qu'elle continue. En effet, j'aurai toujours besoin de cela!
On a tous ce besoin, je crois bien.
Je prends note de l'adresse que tu m'as transmise.
J'espère de tout cœur avoir la possibilité de venir à ta rencontre mais surtout de suivre cette carrière avant tout!
Je me projette peut-être un peu trop avec mes questions et mes attentes mais se projeter, c'est déjà suivre la bonne direction pour réussir, certainement!
Tes mots me rassurent énormément et je dois dire que j'en avais bien besoin!

Romain a dit :

mercredi 13 décembre 2017 12:15:34

BSU

Bonjour !

J'aurais une question concernant les Brigades de Sûreté Urbaine. Voulant en intégrer une sur Paris, je voulais savoir si chaque commissariat de chaque arrondissement en possède une? Ou est-ce qu'elles "couvrent" plusieurs arrondissements en même temps?
Par exemple, la BSU du 5ème arrondissement (si elle existe) couvre-t-elle également le 6ème et 7ème arrondissement ou est-ce que ces derniers possèdent leur propre BSU? Ou est-ce qu'il existe une seule et unique BSU compétente sur tout Paris?

Bref, si quelqu'un pouvait me répondre, ça m'éclaircirait grandement !!

Merci ! happy

ChristopheM a dit :

mercredi 10 janvier 2018 11:51:18

Bonjour cher Romain! Ecoute, à Pantin, cela ne fonctionne pas tout à fait pareil qu'à Paris ou en province. En région parisienne, on ne parle déjà plus de "BSU" depuis longtemps il me semble. Je pense que l'unité qui te conviendrait la mieux est la "BEI" (Brigade d'Enquêtes et d'Initiatives" si mes souvenirs sont bons), cela fait partie de la section "judiciaire" de chaque commissariat. A Paris, en principe, il y a ce genre d'unité dans chaque commissariat. Toutefois, la nuit, il y a un service judiciaire qui peut couvrir plusieurs arrondissements. Pour certains arrondissements comme les 5ème et 6ème, il y a eu récemment une fusion, on parle à présent du "56" pour désigner ces deux commissariats fusionnés. J'imagine que leurs services judiciaires ont également fusionné. Pour optimiser le temps et les efforts de chaque site, il y a aussi du "délestage" d'affaires entre commissariats en fonction de la disponibilité des OPJ, des locaux de garde à vue, etc. C'est surtout très utilisé lors des weekends de permanence judiciaire, toujours très chargés et forcément à effectifs réduits! Mon humble avis? Tu n'auras aucun souci à intégrer ce genre d'unité à Paris, passionnante mais chronophage et énergivore, les jeunes recrues en raffolent en général happy


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