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Séries télévisées vs réalité... Épisode 3

11 avril 2014
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realite vs serie 3

Dans le dernier épisode de « séries télévisées vs réalité », l’ijiste discutait avec l’OPJ du service enquêteur des examens techniques pouvant être réalisés sur les éléments prélevés au cours des constatations sur la scène de crime. Nous allons comparer un peu ce qui se voit à la télé et ce qui se passe dans la réalité.

 Version « série tv » :

- Horatio GIBBS : bon Lex, on vient de rentrer de notre scène de crime, tu te lances dans les analyses scientifiques ?

- Lex PER : oui oui, donne, je m’occupe des recherches d’empreintes, j’apporterai ensuite tout ça à « Jules-du-bureau-d’en-face » qui fait les analyses ADN en lui lançant d’un ton grave : « il faut que tu m’analyses ça dans les dix minutes, c’est une question de vie ou de mort ! ».

- HG : Ok super, donne-moi les résultats dans les 2 heures hein, comme d’hab’ !

Lex se met donc au travail avec les Who en fond sonore (remarquez, on peut faire ça aussi dans la réalité pour une fois!). En deux temps, trois mouvements, il a révélé des « empreintes », magnifiques, comme toujours, les a photographiées en une seconde à bout de bras et transférées dans son ordinateur. Après avoir fait défiler en quelques secondes les empreintes de sa base de données, l’ordinateur  affiche l’empreinte digitale de la personne identifiée. Voilà déjà une bonne « preuve » pour notre équipe de la police scientifique télévisuelle.

Lex apporte ensuite à « Jules-du-bureau-d’en-face » les mêmes objets pour qu’il y recherche des traces d’ADN. Et, après l’interruption publicitaire, Jules procède aux analyses, sans masque, sans combinaison ni champ stérile. En fait, Jules DEZEXPERT doit avoir été spécialement recruté pour sa capacité à ne pas polluer les échantillons avec son propre ADN, même sans matériel de protection !

Jules obtient rapidement un profil génétique et son ordinateur lui donne aussi le nom d’une personne identifiée...l’enquête est presque bouclée !

Bien sûr, Lex est capable d’effectuer tous les examens scientifiques possibles qui ne font pas trop « petit chimiste » : le petit chimiste, c’est Jules, qui pratique les analyses ADN autant qu’il utilise toutes sortes de spectromètres.

Version « réalité » :

- L’OPJ : alors, peux-tu me conseiller sur les exploitations possibles des différents prélèvements que tu as effectué sur la scène de crime s’il te plaît ?

- l’ijiste : pas de soucis, je te dis ce qui peut être fait dans le meilleur des cas. Après, on peut toujours adapter en fonction de l’urgence.

- Ca marche, je t’écoute.

- En ce qui concerne les prélèvements par écouvillonnage que j’ai réalisé, tu sais déjà qu’on n’a pas les équipements nécessaires aux analyses ADN au SRIJ. Ce sera moins facile que dans «  Les Experts » où il suffit d’apporter l’objet directement de la scène de crime à « Jules-du-bureau-d’en-face ».

- oui je sais, j’ai l’habitude. J’ai bien mis les écouvillons sous scellé et je vais envoyer tout ça avec une réquisition à l’un des laboratoires qui pourra établir un profil génétique, si bien sûr des cellules se trouvaient aux endroits que tu as écouvillonné. Je vais leurs joindre les ADN des familiers des lieux que tu as prélevé pour comparaison.

- impec ‘. D’ailleurs, si jamais l’ADN du meurtrier est mélangé à celui de la victime ou d’un de ses proches qui se trouvait déjà sur le même objet, ça pourra permettre au labo d’établir quand même le profil génétique de la personne étrangère aux lieux – peut être le criminel-.

Il y a aussi les objets que j’ai prélevés et que tu as mis sous scellé. Il faut que tu nous envoies, au SRIJ, ceux sur lesquels tu aimerais que je fasse une recherche de traces papillaires (d’« empreintes »), accompagnés d’une réquisition sur laquelle tu préciseras ce que tu veux qu’on fasse. En revanche, ne précise pas la technique à employer, mais simplement que tu souhaites une recherche de traces. Ce sera à nous de déterminer les techniques ad hoc en fonction de la nature de chaque objet et de ce que tu souhaites.

Par exemple, pour chaque scellé, il faut que tu précises sur ta réquisition si tu envisages de l’envoyer ensuite pour une recherche de traces ADN. En effet, certaines techniques de révélation de traces papillaires sont compatibles avec une analyse ADN ultérieure, alors que d’autres non. On n’utilisera donc pas la même séquence d’examens en fonction de la nature des objets, mais aussi en fonction des examens souhaités ultérieurement.

Enfin, tu as l’habitude, tu mettras toutes les infos utiles sur ta « réquiz ».

                - Ok ça marche. Tu pourras me donner les résultats quand ?

                - Ca dépend des examens, et donc de la nature des objets. Pour les papiers qu’on a prélevé, ce sera plus long...on préconise déjà 48h d’imprégnation pour l’un des produits... ensuite il y a le traitement des éventuelles traces révélées, la comparaison avec les empreintes des familiers et de la victime, puis le traitement des traces qui ne leurs correspondent pas par les gars du FAED (fichier automatisé des empreintes digitales).

                - Ok, ça ira quand même, réalise toute la séquence histoire d’optimiser les chances de résultats, on a quand même le temps d’attendre dans notre cas.

                 Et l’ijiste aura alors pas mal de boulot...beaucoup plus long que ce qu’il n’y paraît dans les séries ! Bien sûr, il n’est pas obligatoire que ce soit celui qui a prélevé sur la scène de crime qui traite les réquisitions, mais en général, on préfère traiter son affaire.

- l’OPJ : alors, tu vas nous faire quoi sur tout ça ?

- l’ijiste : déjà, je vais prendre en photo les scellés avant de les briser, puis je vais photographier leur contenu.

- ben oui, c’est vrai que dans les séries, ils se font apporter les objets sans qu’ils soient sous scellé...

- ensuite, pour chaque objet, je vais d’abord l’étudier minutieusement avec l’éclairage approprié, pour voir si des traces papillaires ne sont pas visibles avant même l’examen technique plus poussé. Si c’est le cas, je ferai déjà une première photographie.

Pour les objets non-poreux-comme ce sac en plastique- je réaliserai une révélation par fumigation de cyanoacrylate. Comme tu comptes les envoyer pour des recherches d’ADN derrière, je les traiterai séparément pour éviter tout transfert d’ADN entre deux objets. Il faudra que je prenne le temps de stériliser la cuve avant chaque examen, et que je m’équipe pour ne pas polluer les objets.  Pour les mêmes raisons, si des traces papillaires sont révélées, il faudra que je stérilise toutes les surfaces qui pourraient entrer en contact avec l’objet lors de ma prise de clichés.

- ah oui, ça à l’air plus fastidieux qu’à la télé !

- c’est sûr, surtout qu’ensuite, je dois travailler la photographie à l’aide d’un logiciel, en respectant des règles strictes. Très peu de modifications sont autorisées. C’est règlementé pour que le dessin papillaire ne risque pas d’être modifié. Je vais aussi mettre cette trace à la taille réelle, l’imprimer et faire une fiche renseignée que je transmettrai aux gars du FAED.

- c’est eux qui mettent la photo dans l’ordi et qui attendent que ça leur donne le nom de la personne identifiée ?

- pas tout à fait, pour eux aussi, c’est moins simple qu’à la télé ! Ils insèrent la photo dans leur logiciel, mais ils doivent ensuite « mettre les points », c’est-à-dire localiser certains points caractéristiques de la trace papillaire. Ces caractéristiques se retrouvent chez chaque humain, mais chacun d’entre nous a un dessin papillaire unique pour chaque doigt-unique dans la répartition de ces caractéristiques.

- c’est génétique ?

- seulement en partie, c’est pour ça que même des vrais jumeaux n’auront pas les mêmes empreintes.

- et ensuite ?

- ensuite la machine compare ce « nuage de points » renseigné par l’opérateur du FAED, et propose des « candidats », ceux qui ont une empreinte dont le nuage de points est très proche de celui renseigné.

- et comment savoir si l’un d’entre eux est identifié ?

- et bien c’est l’opérateur du FAED qui compare lui-même, et qui conclue sur une identification ou non.

- donc il n’y a pas d’ordi qui, comme à la télé, fait défiler les empreintes, en affiche une avec des points reliés et conclue de lui-même : « 100% match ! On le tient bientôt les gars, ça tombe bien, c’est presque la fin de l’épisode ».

- et non ! Et puis il se peut qu’on soit convoqué au tribunal pour répondre aux questions quant à une identification !

- et ouais, et ensuite, pour mon scellé ?

- et bien, une fois mon examen terminé, je reconstitue le scellé et je te le rends avec mon dossier. Tu pourras donc faire ta réquisition  pour le labo et leur envoyer ton scellé pour analyse ADN.

- d’acc’, et pour les autres objets ?

- attends, j’te réponds plus tard, c’est l’heure des Experts Las Vegas...

- ben je croyais que tu disais que c’était plein d’approximations... ?

- c’est sûr, mais....j’aime bien quand même !


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Dominique a dit :

mardi 13 janvier 2015 17:17:03

1er rdv avec la mort

Bonsoir,

Pardonnez moi de rebondir si tard sur un précédent billet, mais je ne trouvais pas le moyen de vous questionner directement en dessous.
Ma question est la suivante :
Je suis réellement intéressé par la PTS, mais je n'ai aucune idée de la façon dont je vais réagir à la vue d'un premier cadavre en état de décomposition et encore moins à une autopsie. Avez vous déjà été en rapport avec des agents pour lesquels cela posait un problème ?

Merci par avance pour votre réponse.

Thomas SRIJ a dit :

samedi 28 mars 2015 10:43:59

Réponse

Bonjour Dominique,

vous avez bien fait de poser votre question sous cet article, car les commentaires sont apparemment désactivés au bout d'un certain temps pour chaque article. N'importe quelle question peut-être posée, sans qu'elle soit forcément en rapport avec l'article "actif".
Il y a effectivement des agents pour qui le contact avec la mort a posé problème. Pour certains, il est même arrivé que cela se déclare tardivement, avec l'accumulation d'affaires ("marre de voir des cadavres" selon leur mots).
Pour ceux qui projettent sérieusement d'entrer dans la PTS dans le but d'aller sur le terrain, je conseillerais d'essayer d'obtenir des stages (en service, ou directement à un IML pour assister à une ou des autopsies).
Il faut aussi savoir qu'il y a de nombreux domaines dans la PTS dans lesquels les agents ne sont pas confrontés aux cadavres.

Nath a dit :

mercredi 10 décembre 2014 17:10:24

Concours avec un Bac L ?

Bonjour, maman d'une jeune fille qui souhaite exercer le métier d'ASPTS, je souhaite connaitre votre avis. Est-il possible d'obtenir ce concours avec un Bac L ? Sinon quel BTS pourrait-elle faire pour y arriver ? Merci.

Thomas SRIJ a dit :

vendredi 12 décembre 2014 15:45:11

Réponse à Nath

Ionjour,

il est possible d'obtenir le concours avec un Bac L. Les conditions d'accès et la description des épreuves se trouvent à l'adresse suivante sur ce site:
http://www.lapolicenationalerecrute.fr/Concours-et-selections/Agent-specialise-de-la-police-technique-et-scientifique

Il suffit de maîtriser les connaissances de troisième en mathématiques, SVT, physique-chimie et de bien maîtriser le français. Le niveau de connaissances demandé n'est donc pas élevé. En revanche, le concours est tout de même difficile car le nombre de lauréats est faible et le niveau d'études moyen des candidats bien plus élevé que ce qui est demandé (les candidats bac +3 à 5 ne sont pas rares).
Il faut donc maîtriser parfaitement le programme.

En cas d'admissibilité, il y a ensuite un oral avec un jury de personnes proches du métier. Il faut donc y montrer que l'on est capable de supporter ce métier et que le choix est réfléchi. Si votre fille souhaite vraiment faire ce métier, conseillez-lui de se renseigner par elle-même et de bien savoir si elle pourrait assumer ce métier.

laurent a dit :

samedi 06 décembre 2014 10:51:14

cours sur police scientifique

Bonjour Thomas,
je suis brigadier chef dans la region parisienne, et je suis en relation avec une classe de lyceens prete a ce deplacer la journee en bus. Elle etudie un livre sur la police scientifique et je cherche un numero de telephone administratif car cette classe aimerai participer a un cours par un professionnel dans ce domaine,.....revelation pour les taches de sang, les produits de revelation, adn etc....je pourrai expliquer un peu mieux en prive.
merci d avance

Administrateur blog a dit :

vendredi 12 décembre 2014 17:33:13

ecrire aux administrateurs du blog

Pour Laurent, laissez votre adresse en expliquant l'objet de votre message (pour transmission à Thomas par exemple) en utilisant l'onglet nous contacter/nous contacter par mail Merci de votre présence sur le blog

Thomas SRIJ a dit :

vendredi 12 décembre 2014 15:34:13

Reponse à laurent

Bonjour Laurent,

je crois que pour ce genre de cas, il est possible de demander aux administrateurs du blog de me fournir une adresse mail ou un numéro pour que je puisse prendre contact hors blog.
A bientôt.

RmnThmn a dit :

lundi 19 mai 2014 18:18:21

Etude et concours

Bonjour,
Dernièrement je suis allez au salon de l'étudiant et on m'a dit que ce n'était même pas la peine de faire ingénieur de police scientifique car il n'y avait pas de concours et que pour l'instant il n'y avait que 5 ingénieurs qui exerçaient en France. De plus la personne m'a dit qu'être ingénieur constituait généralement à faire de la paperasse, manager,... mais n'était au grand jamais dans le labo, donc si c'est le cas je préfèrerai plutôt me dirigé vers technicien où il y a plus de pratique en labo. Trois filières m’intéressent, la biologie, l'informatique et la balistique. Si je me dirige vers biologie un DUT Génie biologique option analyses biologiques et biochimiques (GB ABB) serait "correct" et après si pas de concours faire une licence pro. Car la personne m’a dit que l’on pouvait faire n’importe quel DUT ou BTS cela ne changerait rien mais cela m’étonne comme même. Pouvez-vous me donner votre avis sur le sujet s’il vous plait. Merci d’avance !

Thomas SRIJ a dit :

vendredi 12 décembre 2014 15:26:39

Réponse à RmnThmn

Bonjour,
pour les concours d'ingénieur, les différentes conditions d'accès sont consultables ici:

http://www.lapolicenationalerecrute.fr/Concours-et-selections/Ingenieur-de-la-police-technique-et-scientifique/Conditions-d-acces

Pour ce qui est de la fonction d'un ingénieur, il faut savoir que cela dépend aussi du service et de la spécialité, mais dans tous les cas, il y a une dimension "management" importante. Le mieux serait de bien cibler le type de poste qui vous intéresse et d'essayer d'entrer en contact avec un ingénieur qui vous parlera de son travail.

Pour le concours externe de technicien de PTS en biologie, un DUT GB ABB semble intéressant. Il faut savoir qu'il suffit d'avoir n'importe quel diplôme bac +2 pour passer le concours: conditions précises ici: http://www.lapolicenationalerecrute.fr/Concours-et-selections/Technicien-de-la-police-technique-et-scientifique/Conditions-d-acces

Vous pouvez donc bien faire n'importe quel DUT ou BTS...ou même n'importe quel autre diplôme de niveau III.

Donc je vous conseille de choisir une formation qui vous intéresse et qui pourrait également vous ouvrir d'autres portes. Ce serait quand même un plus qu'elles couvrent les connaissances demandées pour le concours (voir le programme). Personnellement, j'ai une maîtrise de biologie générale et science de la terre et de l'univers, ce qui n'était pas extrêmement axé sur les techniques de laboratoire. Et pourtant, les sujets que j'ai trouvés dans les annales de technicien en biologie ne me posaient pas de problème. (Mais pour l'instant, je suis plus intéressé par l'identité judiciaire).
Donc sachez qu'il suffira de travailler les notions demandées au concours si vos études ne les couvrent pas totalement. Vous pouvez donc choisir des études moins spécifiques si elles vous intéressent pour une autre raison.



alex130 a dit :

lundi 19 janvier 2015 18:14:42

Les études

Bonjour,
plus tard je souhaiterais rentrer dans le GIPN puis me spécialiser dans la protection rapproché des hautes personnalités. Je suis en classe de 3ème et bientôt on va me demander de savoir qu'elle première je souhaite faire, je n'en ai aucune idée pouvez-vous s'il vous plait me conseiller sur le choix de mes étude ?
Bonne fin de journée.

Thomas SRIJ a dit :

vendredi 16 mai 2014 15:08:46

Commentaires non visibles

Bonjour à tous,

je vois "2 commentaires", mais aucun n'est visible. J'y répondrai dès que possible quand ce sera réglé.

Thierry a dit :

mardi 13 mai 2014 10:21:05

Tellement vrai

C'est sur que les émissions et séries donnent une image faussée du vrai travail que fait la police. Bravo pour cet article qui rétabli enfin la réalité !
http://soins-homme.fr

Frédéric a dit :

mardi 06 mai 2014 12:58:33

les ordinateurs de folie

Ce qui me fait délirer dans ces séries ce sont les ordinateurs qui affiche les recherche avec des images qui défilent à toute vitesse, sur des millions de fiches j'imagine bien le temps qu'il faudrai pour trouver la bonne si les recherches étaient faites de cette façon !
Frederic de vigileo.


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Agent spécialisé de PTS en service régional d’identité judiciaire

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