Un métier, une carrière, un avenir

Un acteur de terrain

15 février 2016
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J'ai commencé ma carrière policière comme adjoint de sécurité au commissariat de Montpellier. Rien ne me prédestinait à devenir policier puisqu’au moment d’intégrer l'école de police de Nîmes en mars 2002, j'étais en licence arts du spectacle cinéma audiovisuel, à l'Université de Paul Valéry Montpellier 3. Néanmoins, on peut noter que la police est l'une des muses du milieu cinématographique et audiovisuel donc l'écart entre ces deux mondes n’est pas si grand.

J'ai ainsi renoncé à une carrière de scénariste pour devenir acteur, acteur de terrain plus précisément. Plusieurs raisons m’ont conduit à m’orienter vers ce métier, mais les plus marquantes sont l'envie d'action et la volonté d'agir. D’une part, je voulais un métier qui bouge, qui combat la routine. De l'autre, je voulais agir sur mon environnement, sur mon quotidien, en somme, sur la société. Même à un modeste niveau. Je suis quelqu’un de très curieux mais pas d'une curiosité simplement contemplative. Le savoir que j’acquiers doit me servir. La police est pour cela un merveilleux métier qui nous fait découvrir des personnes différentes, des lieux nouveaux, des situations insolites.

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monter à Paris était un choix tant professionnel que personnel

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Durant mes années d'ADS à Montpellier, j'ai successivement travaillé au sein du centre d’information et de commandement (CIC), en îlotage au bureau de police de la Paillade (secteur sensible), à l'accueil de l'hôtel de police et, enfin, en brigade de roulement jour. Une première expérience professionnelle pleine.

Ayant attrapé la « vocation », j'ai par la suite passé le concours interne de gardien de la paix et effectué ma scolarité à Fos/Mer, avant de partir à Paris, au commissariat du 20ème. Après une première année comme stagiaire en brigade de roulement jour, j’ai intégré la mission de prévention et de communication (MPC). Ce service, peu connu, est en charge des actions de prévention et de partenariat sur chaque arrondissement parisien. Ce type d’unité existe également en banlieue et en province.

Périphérique nuit

Bien que sudiste, monter à Paris était un choix tant professionnel que personnel que je ne regrette pas. Paris est une excellente école pour apprendre les différentes facettes du métier de policier, notamment parce que la préfecture de Police possède des services, permettant un large éventail de missions pour le policier curieux. Et Paris se révèle être une ville à nulle autre pareille, cosmopolite, chargée d’histoire et tournée en permanence vers l’avenir, qui fourmille de possibilités. Le policier peut donc pleinement s’épanouir tant qu’il ne regrette pas trop le soleil du sud (pour les sudistes comme moi) et s’il apprend à vivre avec le métro et le RER.

À travers mes articles, j'essaierai de vous montrer une autre facette du métier de policier, celui de la prévention et du partenariat, une fonction alliant la diplomatie, la communication et l'innovation, à la croisée du renseignement opérationnel et de la prévention de la délinquance. Une mission au contact de tous les citoyens, donnant un recul sur notre métier et une photographie très détaillée de la société d'aujourd’hui et de son rapport à la police. Et j'agrémenterai tout cela de quelques anecdotes qui font le sel de notre métier.

À très bientôt.


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amine a dit :

lundi 22 février 2016 18:30:32

Vous avez etait Ads a montpellier , vous habiter montpellier ? . Car j aimerais rentrer en tan que ADS mais ne pas faire se metier dans ma ville est til possible ?

Gaétan a dit :

mercredi 24 février 2016 12:26:00

Bonjour Amine,

Un recrutement ADS se fait sur le ressort d'un département pour l'ensemble des commissariats de celui-ci. Pour l'Hérault : Montpellier, Béziers, Sète et Agde. A mon époque (2002-2007), les ADS allaient surtout sur Montpellier. Après, des mouvements ou permutations étaient possibles pour ceux qui voulaient rejoindre Béziers, Sète ou Agde.

Maintenant, tu peux postuler partout en France tant que des recrutements sont ouverts.

Le choix de bosser dans sa ville est un choix qui se pose à tous les policiers et toutes les policières, quelque soit le grade. A Paris, je bosse sur un arrondissement différent de celui où j'habite. Je ne me verrais pas bosser et vivre sur le même. Chacun fait son choix et déménage ou non en conséquence.

Maintenant, j'ai été ADS à Montpellier et j'y ai habité. Je n'ai jamais eu aucun souci pendant mes 5 années de contrat. Certain-es collègues ADS ont bossé avec moi à la Paillade et, eux, y habitaient, y ont grandi et je n'ai jamais entendu d'histoires où ils furent en danger, menacé-es, agressé-es. Mais aujourd'hui, est-ce que ce serait toujours le cas ? A toi de voir !

L'administration ne te mettra pas dans un quartier sensible si tu y habites et si les menaces sur fonctionnaires de police sont réelles.

Petit conseil perso : il faut quand même éviter de partir loin si on a pas une âme d'aventurier. Avoir sa famille et ses ami-es proches de soi peut être important pour l'équilibre d'un fonctionnaire de police.


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